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Masisi: Meutre d’une élève à une barrière des FARDC l’armée nie toute responsabilité

Quelques jours après le meurtre d’une élève de 16ans à une barrière de Loashi dans le territoire de Masisi par un présumé élément des Forces armées de la République démocratique du Congo, les réactions ne cessent de tomber. 

Le dimanche 1er août, les FARDC par la bouche de son porte-parole Major Guillaume Njike Kaiko, ont nié leur responsabilité dans cet incident accusant plutôt les rebelles APCLS d’être les auteurs du meurtre de la jeune fille Utukufu Hangi. L’armée républicaine rejette ainsi les accusations de la société civile de ce territoire qui pointe du doigt un élément FARDC commis à la barrière de Loashi dans le secteur Osso-Banyungu, contrôlée par les forces loyalistes.

«La mort de cette élève est survenue lorsque les APCLS de Janvier Kalairi groupe armé actif  dans la zone tenté de braquer un mini bus, l’armée alertée par les tirs de ces inciviques est venue intervenir, le bus a été sauvé de justesse, il y a eu évidemment cet échange des tirs entre les éléments de APCLS et la force loyaliste et après ces échanges on a remarqué qu’il y avait des dégâts collatéraux, mais dire que c’est l’armée qui a tiré à bout portant c’est faux», a fait savoir Major Guillaume Njike.

Il précise néanmoins que les enquêtes sont déjà ouvertes pour établir les responsabilités de chacun et déterminer le vrai auteur de ce meurtre.

«Les enquêtes sont déjà ouvertes, les experts en balistique sont déjà sur le terrain, attendons l’issue de ces enquêtes, on pourra vous dire qui a mis fin à la vie de l’élève», a-t-il renchérit.

De son côté, la société civile de Masisi ne l’attend pas de cette oreille, pour elle, ce sont les FARDC qui contrôlent la zone où s’est passé l’incident et il n’y avait pas combats pour accuser qui que ce soit. Elle voit plutôt derrière cette sortie une manœuvre dilatoire pour dissimuler la vérité.

«Aujourd’hui nous venons de d’apprendre que le porte-parole de l’armée vient de déclarer que cet enfant n’a pas été assassiné par un militaire loyaliste, ça fait très mal parce que avant son enterrement le commandant régiment et l’administrateur militaire nous ont précisé que le militaire qui a commis cet acte ignoble est déjà aux arrêts, alors nous constatons que derrière cette déclaration il ya des choses qu’on veut classer pour que la justice ne puisse pas travailler en toute neutralité», a laissé entendre Muphirwa Kubuya Fabrice, Président de la société civile du secteur Osso-Banyungu.

La jeune élève Utukufu Hangi âgée de 16 ans a été assassinée le vendredi dernier à une barrière de Loashi contrôlée par les FARDC à quelques mètres de son école pour n’avoir pas payé une somme de 500Fc avait indiqué le député provincial Alexis Bahunga élu de cette circonscription.

Jérémie Kabali depuis Sake