Groupe de presse La République

Kinshasa exige le retrait des troupes rwandaises pour endiguer l’épidémie d’Ebola Bundibugyo

Le gouvernement congolais a réaffirmé, mardi 19 mai 2026 à Kinshasa lors de son briefing hebdomadaire, sa détermination à faire face à la maladie à virus Ebola. Il a, par la même occasion, alerté sur les défis sécuritaires majeurs qui compliquent actuellement les efforts de riposte dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

​Au cours de cette rencontre avec la presse, le ministre de la Communication et des Médias a insisté sur la nécessité d’une mobilisation générale afin de limiter la propagation de l’épidémie. Il a rappelé que la souche détectée, identifiée comme la souche Bundibugyo, demeure particulièrement préoccupante en raison de l’absence de traitement spécifique et de vaccin homologué à ce jour.

​Le ministre a également évoqué la question d’une éventuelle fermeture des frontières entre la RDC et le Rwanda. Une mesure jugée inopportune par le gouvernement congolais car, selon lui, le Rwanda démontre à l’évidence qu’il ne peut apporter aucune aide à la riposte sanitaire.

​Dans son intervention, le porte-parole du gouvernement a soutenu que la présence des forces rwandaises sur le territoire congolais constitue un obstacle majeur aux opérations sanitaires et humanitaires. Il a ainsi exigé le retrait immédiat des troupes rwandaises du sol congolais afin de permettre une meilleure coordination de la riposte contre Ebola dans les zones affectées.

Malgré un contexte sécuritaire jugé extrêmement complexe, les autorités affirment que les équipes sanitaires poursuivent activement les activités de sensibilisation communautaire, de surveillance épidémiologique et de prise en charge des cas suspects sur le terrain.

​Le gouvernement congolais appelle par ailleurs la population au respect strict des mesures de prévention. Il exhorte notamment les citoyens au lavage régulier des mains, à éviter tout contact avec des personnes suspectées d’être infectées et à collaborer pleinement avec les services de santé.

​Marasi Bénédicte Zoé

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