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Ebola-Butembo : «Et si on laissait tout aux locaux ?»Magloire Paluku

Ebola-Butembo : «Et si on laissait tout aux locaux  ?»Magloire Paluku

Un billet de Magloire Paluku , journaliste- écrivain et poète congolais.

On ne soigne pas une maladie mais des sujets, dit-on, ou alors « Bis peccare in bello non licet » ; Il n’est pas bon de se tromper  deux fois dans une guerre !
Il est temps que le ministre de la santé prenne une décision de responsabiliser les autorités locales à Butembo , des médecins locaux et la population, afin de s’occuper de « leur » propre situation sanitaire !
Depuis la parution de la maladie à virus Ebola dans le Grand Nord du Nord-Kivu, en Août 2018 et le premier décès annoncé à Butembo le mercredi 05 Septembre 2018,tout a été dit et Tout a  été fait ou presque. Mais alors pourquoi la méfiance persiste-t-elle face à cette grave maladie mondialement connue, et que sa gravité ne convainc pas une certaine population ?

La question doit être posée avec une réponse pédagogique jusques aux extrêmes !

Le Nord-Kivu est une province où les suspicions sont presque une coutume et la méfiance fait partie des ordres culturels. Il y a aussi la rivalité, l’émulation, la jalousie, le doute et surtout la prudence qui font un plus petit commun dénominateur de toutes les communautés.
Les attaques armées contre les Centre de Traitement d’Ebola, d’abord le lundi 25 février et le mercredi 27 Février 2019 à Katwa et à Butembo doivent faire réfléchir le gouvernement Congolais, le cabinet du nouveau président de la république et la société civile.

Avec la polémique née entre Septembre et Octobre sur la maladie à virus Ebola, avec des débats contradictoires toute la période suivante des élections présidentielle, législatives annulées et reportées, l’État Congolais devrait en déduire des leçons et décisions à prendre. Butembo est une ville liée à ses fondamentaux qui varient entre les mythes et les réalités vécus ,imaginés, inventés et racontés de bouches à oreilles avec une ferme opinion légendaire !

Comme dans cette région l’église et les activistes de la société civile sont très écoutés, il faut les mettre devant leurs responsabilités.  Le ministre national de la santé peut oser laisser la communication explicative de cette maladie et le traitement aux médecins locaux et la riposte aux infirmiers et responsables de la place. Les autres membres seraient éloignés afin de laisser dans cette communauté hiérarchisée aux coutumes de l’obéissance, du droit d’aînesse et de la mythologie, une tâche de sensibilisation et de pratique.

La question EBOLA à Butembo peut être aussi résolue en prouvant que ce n’est pas une occasion de bizness.

Dans le Grand-Nord, même en période difficile des guerres, les gens refusent d’aller dans des camps de déplacés , préférant les familles d’accueil. Les Ong humanitaires dirigées par des blancs ou personnes étrangères aux peuplades locales peuvent être aussi remplacées. Ceci permettra une proximité dans la communication et le traitement, en usant des approches linguistiques, traditionnelles et civilisationnelles.
Il faut aussi prouver à ce peuple des rivalités émotives que EBOLA n’est pas un enrichissement personnel des médecins et du personnel ni un luxe . Laisser apercevoir les médecins dans des hôtels gardés par la police ou l’armée, donner à quelques personnes un salaire significatif qui, en quelques mois les mets en circonstances d’enviés ; peut faire naître une certaines jalousie qui est aussi une partie des mœurs.

Il faut des mesures solides et extrêmes dans un environnement des extrêmes croyances  !

Au-delà de l’incivisme à décrier et au-delà  des imprudences à corriger, il y’a des méthodes à changer.
On ne peut soigner un patient dont la famille doute de la maladie. Même en cas de guérison ,il y aura une vie sociale et communautaire à réparer. Si un peuple ne peut comprendre qu’une maladie tue plus de 180 personnes dans la seule localité très chrétienne de Katwa, il faut lui laisser s’imprégner du drame et se soigner lui « seul », avec ses professionnels.
C’est une mesure risquée certes, mais : « Ex omni vita simulatio dissimulatioque tollenda est », dans la vie, pas d’hypocrisie ni de simulation !

MAGLOIRE PALUKU

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