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RDC : «Joseph Kabila ne peut pas être premier ministre », Magloire Paluku

RDC : «Joseph Kabila ne peut pas être premier ministre », Magloire Paluku
Magloire Paluku

Un billet de Magloire Paluku

A lire et écouter des commentaires sur une vraie ou fausse proposition de nommer le Raïs JOSEPH KABILA, premier ministre du président Félix Tshisekedi, on tombe des nus !
Il y a trois raisons essentielles pour ne pas voir Joseph Kabila, Le RAÏS, tomber dans un piège qui va saborder tous ses efforts de conduire la RDC à une alternance jamais vécue. Ce sont les considérations Éthiques, d’Honneur et Constitutionnelles.

D’abord au niveau Éthique :

Joseph Kabila est un sénateur A VIE, et l’unique dans son genre en RDC. Je crois qu’il est habitué, dans son silence, aux présomptions et autres supputations des politiciens qui, depuis 2006 n’ont jamais dit en réalité, et en divination de prestidigitateur ni en temps réel, ce que pense l’énigmatique fils de Laurent-Désiré Kabila !
Le RAÏS, qui est toujours le président vivant de la RDC, le plus craint, le plus redouté, le plus critiqué, le plus insondable, ne saurait briser l’honneur de son titre « Raïs », pour se faire nommer par un ancien opposant qu’il avait refusé de nommer premier ministre,  en pleine période des négociations de la Saint Sylvestre entre 2017 et 20018. Le même opposant devenu président de la république, avait refusé se faire nommer premier ministre par l’ex président. Rien qu’avec cette ‘’enclouure’’ de ces deux politiques, aux goûts des dédales sans merci, l’un et l’autre ne peuvent se piéger et Joseph Kabila ne peut se laisser réduire à un exécutant de son ancien opposant. Le Raïs reste un symbole d’une présidence léguée et cédée après des pressions et des accords sur fond d’une coalition non personnalisée !

Au niveau de l’honneur :

C’est presque une éthique singulière qui doit éviter des enchevêtrements entre l’exécutif et le législatif dont la cohabitation ne sera pas toujours un jeu d’enfant. En RDC, c’est le président de la république qui est le chef déguisé du gouvernement, en convoquant ses conseils. Le premier ministre est chef de ses ministres mais ceux-ci exécutent le programme du chef de l’Etat. Il faut aussi ajouter le gouvernement parallèle qui est toujours au cabinet  du président de la république. Ca ne peut se ménager !

Imaginer surtout que JOSEPH KABILA Kabange se faire commander par son président Félix-Antoine  Tshisekedi Tshilombo est une scène très fantasmagorique pour la presse. Croire que JOSEPH KABILA Kabange va se faire interpeller avec son gouvernement à la nouvelle assemblée nationale ou au sénat prochain, c’est une série de scènes que certains députés ne devraient pas louper pour se payer sa tête. Il est l’homme de sa majorité parlementaire mais il n’est pas, lui-même , cette majorité incarnée en sa personne irremplaçable !

Le président de la république peut aussi révoquer ou changer le premier ministre en un temps record comme sous l’époque Mobutu ou l’épisode Samy Badibanga. JOSEPH KABILA, tomber dans cet alambiquage à souhait, sera ramené le pays dans une  perpétuelle crise de prestance et d’honneur.
Comment imaginer , surtout, un JOSEPH KABILA ,le roi de Kingakati chez qui tout le monde va  en réunions et signer des accords en sa fidélité, va être cloué dans des salamalecs protocolaires ?

Enfin au niveau Constitutionnel :

Si JOSEPH KABILA devenait président du sénat, lui qui est l’unique sénateur à vie et ex président que la République n’a jamais connu, il va toujours avoir ce prestige national, que ses partisans ne souhaitent pas le voir perdre.

Les stigmates causés par les crises du pouvoir Pprd-Fcc avec les pressions de la communauté internationale ne sont pas des signes de sainteté. Il ne faut pas créer une nouvelle répulsion nationale et à l’externe contre un homme, qui a réussi ce que personne ne soupçonnait, en laissant le pouvoir à un opposant que l’on attendait pas mais qui a gagné haut la main son pari.

Magloire Paluku

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