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Nord-Kivu : Implication des populations dans l’implantation des bornes frontalières entre la RDC et l’Ouganda

Les équipes d’experts congolais conduite par le professeur Nguya Ndila et celle de l’Ouganda par Ebunyu Wilson Ogalo effectuent du 28 Mars au 2 avril 2019 une mission de reconnaissance sur le terrain afin de localiser les points chauds actuellement sujet à pression d’envahissement ou mieux de débordement des frontières de ces deux pays.

Une sensibilisation des populations du côté Ougandais a été dans le lot d’activités menées le jours du lancement le 28 mars mais aussi la signature du plan d’actions à réaliser entre experts de ces deux pays pour atteindre l’objectif de la démarcation que vas faciliter la GVTC qui est un mécanisme transfrontalier de gestion stratégique des frontières.

Cette mission se fait en etroite collaboration avec les habitants des villages frontaliers de ces deux pays, suite au manque des bornes visibles par tous.
Il s’agit des populations vivant dans les périphéries de la réserve des gorilles de Sarambwe du côté Ouganda et à Buhoma, district de Kanungu,  en RDC par ces experts de deux pays réunis,sous la facilitatitation du GVTC .
Le professeur Nguya Neila, secrétaire permanent de la commission technique mixte des frontières en Rdc a déclaré que le pays de Félix Tshisekedi est prêt à résoudre pacifiquement les éventuels conflits des limites avec celui de Yoweri Kaguta Museveni au vue de la volonté exprimée par les deux présidents lors des leurs différentes récentes rencontres.
Les experts évoquent également les prescrits de l’accord de Ngurdoto signé en 2015 qui institue la commission technique mixte conjointe relative aux frontières qui rappel que tout différend devra être réglé à travers un dialogue entre la Rdc et l’Ouganda.

Dans l’objectif de faire avancer le processus de la démarcation des limites frontalières tel que tracés par les colonisateurs et assurer la sauvegarde des ressources naturelles de cette partie du parc national des virunga,plusieurs parties prenantes dont les experts des secrétariats permanents des frontières de deux pays ont mis sur pied un canevas de travail à réaliser sur le terrain afin d’apporter solution définitive aux éventuels conflits des limites dans la réserve de Sarambwe et faciliter la gestion durable des ressources communes dans cette zone entre la RDC et l’Ouganda.


Le secrétaire exécutif de la collaboration transfrontalière Dr Andrew a indiqué dans son speech que :“La quiétude des populations riveraines de la zone reste une des priorités de l’action de GVTC et l’axe d’activités à réaliser dans un délai bref selon les recommandations des présidents de ces deux pays et la volonté de l’Union Africaine.”

Le directeur de cabinet adjoint du gouverneur du Nord Kivu qui conduit la délégation congolaise à Buhoma se dit satisfait de l’accompagnement de GVTC dans ce processus ouvert depuis longtemps.Prosper Mazimpaka soutient qu’il n’y a pas de conflit entre peuples voisins mais la reconnaissance physique des limites s’impose pour éviter d’éventuels conflits de limites.

Actuellement, cette commission technique conjointe a déjà démarquée 40 km aux frontières de la RDC et l’Ouganda en province de l’Ituri et reste déterminée à matérialiser la distance reconnue et laisser par la colonisation aux deux états sur les 742 km longeant le voisinage de l’Ouganda au Congo démocratique.


Thierry Kayandi