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Reprises des cultes à Kinshasa, les gestes barrières bafoués par certaines églises de réveil

Certaines églises de réveil de Kinshasa n’ont pas respecté les gestes barrières en ce jour d’ouverture d’églises. Les mesures de distanciation physique ont été les plus négligées par les fidèles de ces églises. Seules les églises dites traditionnelles ont pu respecter les mesures barrières.

La reprise des activités en ce jour dans les églises s’est fait sentir dès le matin de ce dimanche dans la capitale. Kinshasa réputée pour son grand nombre des églises dites de réveil a repris son bruit habituel de dimanche. Plusieurs avenues ont été animées par des cantiques et prédications de ces églises qui pullulent presque sur chaque coin des quartiers. Devant ces églises, des dispositifs de lavage des mains sont placés.  Si certaines ont des thermo flashs, d’autres n’en ont pas. A l’intérieur de certains de ces lieux de culte, les personnes sont entassées les unes contre les autres. La distanciation physique est oubliée. Les masques sont mis à côté.

Par contre dans les églises dites traditionnelles comme catholiques et protestantes, les célébrants du jour insistent sur des gestes barrières. Au début de chaque messe par exemple, le commentateur rappelle les directives sur les gestes barrières. Dans plusieurs paroisses et locales où nous avons été, chaque église possède son thermoflash, des gels hydro- alcoolique et un dispositif des lavages de main. A l’intérieur, des fidèles sont assis respectant la distanciation sociale. Par exemple, sur un banc où s’asseyaient jadis plus de cinq personnes, ce dimanche, il n’y a que trois.

Ce respect sélectif des gestes barrières arrive alors que les autorités de la ville de Kinshasa ont martelé la veille sur le respect des mesures barrières lors de la célébration des cultes et messes pour éviter la propagation de la maladie à coronavirus.

Robert TSONGO depuis Kinshasa