La République démocratique du Congo, le Rwanda et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont réaffirmé leur engagement en faveur du rapatriement volontaire, sûr et digne des réfugiés lors d’une réunion ministérielle de haut niveau tenue dans la capitale éthiopienne.
Au terme des travaux, les différentes parties ont salué les progrès déjà enregistrés dans le processus de retour des réfugiés congolais. Depuis janvier 2025, plusieurs milliers de Congolais ont regagné leur pays dans des conditions jugées satisfaisantes, dont plus de 2 300 au cours de l’année 2026.
Les participants ont exprimé leur volonté de poursuivre cet élan avec un objectif de 10 000 retours volontaires d’ici la fin de l’année.
Concernant les réfugiés congolais installés au Rwanda, les discussions ont permis de définir une feuille de route. Les autorités congolaises ont convenu d’identifier, à partir d’octobre 2026, les zones prioritaires de retour en tenant compte des enquêtes réalisées auprès des réfugiés ainsi que des informations communiquées par la partie rwandaise.
Pour renforcer la coordination entre les différents acteurs, des réunions transfrontalières trimestrielles seront organisées dès septembre prochain. Ces rencontres permettront de suivre l’évolution du processus et de résoudre les éventuelles difficultés liées aux opérations de rapatriement.
Les deux pays ont également trouvé un accord sur l’utilisation du poste frontalier Kamanyola-Bugarama pour faciliter le retour de plus de 3 600 réfugiés rwandais vivant actuellement dans plusieurs localités du Sud-Kivu. Kinshasa s’est engagée à poursuivre les efforts visant à améliorer les voies de transit nécessaires à leur déplacement jusqu’à la frontière.
La question des quelque 400 réfugiés rwandais bloqués depuis plusieurs semaines dans des centres de transit du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a également été abordée. Kigali a assuré vouloir poursuivre les opérations de rapatriement tout en respectant les mesures sanitaires imposées par le contexte régional marqué par la vigilance autour de la maladie à virus Ebola.
Les participants ont par ailleurs rendu hommage au rôle joué par le HCR, reconnu comme un acteur neutre et impartial chargé de protéger les réfugiés et de promouvoir des solutions durables à leur situation. Ils ont également salué le travail préparatoire réalisé par le Groupe de travail technique tripartite réuni à Addis-Abeba les 20 et 21 juin.
Enfin, la RDC, le Rwanda et le HCR ont confirmé leur volonté de maintenir le dialogue et de poursuivre cette coopération régionale. Une nouvelle réunion ministérielle est déjà prévue pour juin 2027, la date et le lieu devant être communiqués ultérieurement par les canaux diplomatiques.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans les efforts régionaux visant à apporter des réponses durables à la question des réfugiés dans la région des Grands Lacs, où les déplacements de populations continuent de constituer un défi humanitaire majeur.
Marasi Bénédicte Zoé