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RDC : Les dix petites et grandes erreurs que l’UDPS devrait éviter

Un billet de Magloire Paluku

L’actuel parti présidentiel doit savoir corriger ses qualités de l’opposition et les transformer en défauts de la Majorité Présidentielle. L’opposition Zaïro-congolaise a toujours été autorisée d’afficher ses extravagances jusques à faire des démonstrations et planifications d’une gouvernance imaginée. Une fois au pouvoir, il y a des réalités qui s’opposent à tous et que nul ne peut ignorer.

  1. L’UDPS devrait d’abord se remettre à l’évidence et ne pas se comporter comme le premier parti politique de l’opposition congolaise.  l’UDPS créée le 15 Février 1982 n’est pas la fille aînée de l’opposition Congolaise car le PALU était créé bien avant, le 24 Août 1964 et est resté dans l’opposition radicale contre le régime Mobutu.  En acceptant cette petite correction historique, les militants de l’UDPS peuvent en tirer une modestie.
  2. Le projet de société du parti n’est pas celui du pays avec ses alliances ! Après avoir accepté de signer une alliance avec l’UNC  de Vital Kamerhe, l’Udps n’est plus un parti singulier mais s’est lancé dans un alliage et une alliance. Il ne peut plus dominer la scène politique toute seule comme si elle est supérieure, mais devrait se conformer à la réciprocité qui la réconforte d’ailleurs. Son projet de société est ainsi dilué dans celui de l’UNC en créant le Cap vers le Changement. Sa coalition avec le FCC est une corde au cou qu’il ne faut surtout pas  trop agiter, pour ne pas se faire étrangler !
  3. Les combattants ne doivent plus être Combattants mais plutôt Militants. Après la victoire à la présidentielle, les très fidèles combattants devront se comporter en défenseurs de l’honneur de leur pouvoir et jouer parfois aux sapeurs pompiers, lampions, guides…et non être les détonateurs et alerteurs de ce qui touche directement à la gouvernance. Les linges sales se lavent en famille, les marches contre leurs propres députés devraient être des interpellations à l’interne, sans afficher le mal au monde. A chaque actions s’opposent une réactions et des interprétations politiques selon les tendances.
  4. Pourquoi les députés provinciaux  de l’UDPS ont vendu leurs voix ? Répondre à cette question c’est savoir comment le parti est organisé. En 2011,quand feu Président Étienne Tshisekedi fait demandé à  ses élus de ne pas entrer à l’assemblée nationale, certains avaient refusé d’obtempérer. Ils avaient justifié qu’ils avaient battu campagne avec leur propre argent, sans l’aide du parti, d’où il fallait ne pas rater ce boulot payant et alléchant. Si la discipline n’est pas imposée à l’interne, il est difficile de l’imposer à l’externe.
  5. Les erreurs de députés ne doivent pas éclabousser le président de la république. Le président Félix Tshisekedi ne gère plus le parti car il est à la tête du pays. Rien ne sert de le mêler à la gouvernance de Kabund a Kabund. Il ne  faut pas avoir les réflexes du Mpr parti-etat !
  6. Les casseurs ne peuvent venir d’un parti au pouvoir. Il y a des gens qui s’identifient à l’Udps sans peut être en avoir les qualités ni détenir une carte d’adhésion au parti. Il faut savoir les identifier car tout ‘’Wewa » chauffeur de taxi-moto à Kinshasa n’est pas Muluba ni membre de l’UDPS.
  7. Les députés provinciaux et nationaux d’autres partis politiques font la même chose. En 2011 le pprd avait raté la présidence du sénat à cause d’un sénateur mais il y avait pas eu casse et Kengo Wa Dondo avait régné sans pitié. En politique , il faut savoir retenir ses émotions, si non avec une population Congolaise qui critique tout à chaque geste, l’Udps va passer cinq ans des hypertensions réactives.
  8.  L’Udps ne peut pas réclamer la vérité des urnes. La prolongation de cette assertion va conduire aux présidentielles et aux législatives. Il faut aussi retenir qu’un parti politique ne peut dicter ses intentions aux institutions de tout un pays. La Ceni étant indépendante, il sera aussi anticonstitutionnelle de répondre aux obligations du président  Kabund.
  9. Il faut éviter une implosion de l’UDPS. Le parti de feu Étienne Tshisekedi a été fragilisé avec les départs de ces hauts cadres après la mort du Leader Maximo. Suspendre les députés soupçonnés corrompus, c’est créer une crise avec leurs suppléants . On va relancer le débat sur les suppléants qui ne sont pas élus, pour siéger à la place des ayants droits qui n’ont pas renoncé à leurs postes.
  10. L’ÉTAT n’est pas le Parti et le Parti n’est pas la Justice. L’échec aux sénatoriales est une indiscipline interne qui ne doit pas influencer la justice. Le calendrier électoral ne peut s’arrêter à cause des faits qui sont communs à la politique Congolaise. Ce qu’il faut changer est dans chaque individu, chaque membre  et dans chaque parti politique et non dans toute la nation à la fois.

Magloire Paluku

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