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Nord-Kivu : Un mouvement citoyen propose la délocalisation de la Cooperamma du site de mine de la SMB

La Génération positive en conférence de presse à Goma

La génération positive-RDC, l’un des mouvements citoyens de la province du Nord-Kivu, œuvrant plus à Goma a dans une lettre adressée au gouverneur de province, proposé la délocalisation de la coopérative des creuseurs artisanaux miniers de Masisi (cooperamma), du site de la société minière de Bisunzu(SMB). Ce qui serait l’un des moyens de la résolution de conflits entre les exploitants miniers de ces deux structures, qui date de plus d’une décennie à Rubaya dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Annonce faite ce 8 Mai 2020 dans une conférence de presse animée par Maître Jimmy Nziali, membre de ce mouvement.

Préoccupé de la situation qui sévit à Rubaya dans le Masisi, le mouvement citoyen génération positive-RDC saisi par une frange des creuseurs artisanaux de la mine de Bisunzu et de la population Rubaya, fustige la gestion calamiteuse de ce site minier par les autorités.

Ce groupe des creuseurs anonymes dénoncent la cohabitation forcée entre SMB et COOPERAMMA, source de l’insécurité et de la fraude des minerais dans la région. Ils révèlent également les graves violations des droits de l’homme qui mettent en péril leur vie dans la mine de Bisunzu à Rubaya.

« A cause d’un mariage forcé ou d’une cohabitation impossible qui pourtant a déjà montré ses limites, mais continue à être imposé par le gouvernement contre l’intérêt des creuseurs, il sévit dans la mine de Bisunzu une insécurité permanente, des tueries, disparitions régulières d’hommes sans que certains cadavres ne soient retrouvés et une fraude presque organisée » regrettent-ils.

La génération positive-RDC demande l’implication de l’autorité provinciale pour l’intérêt général de cette population.


« Nous proposons au gouvernement provincial de procéder à la délocalisation de la COOPERAMMA du site de la Mine SMB tel que veut la lettre du Ministre et protocole d’accord de collaboration signé entre les deux parties, vue que le délai supplémentaire de 15 mois de cohabitation en date du 12 juin 2018 est largement dépassé. Ceci prouvera effectivement que le gouvernement provincial est impartial et ne protège pas les intérêts de la coopérative présidée par son allié politique » estime-t-elle.

Le protocole d’accord signé entre ces deux parties en juin 2018, était sous la houlette de Anselme Kitakya, ministre Honoraire, provincial des Mines.

Les conflits réguliers de la mine de Bisunzu se sont maintenus par l’influence entretenue par les responsables des sociétés minières avec les autorités congolaises.

David MAHAMBA