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Nord-Kivu : Un défenseur des droits humains condamne la répression farouche et traitement inhumain des manifestants

C’est depuis le 24 avril 2021 que les femmes de béni à leurs tour sont descendues dans la rue pour réclamer la paix et la présence du président de la République dans la région.
Elles étaient toutes habillées en sac blanc avant que leur marche ne prenne une autre allure.

Les éléments de la police nationale congolaise ont fait usage de balles réelles pour disperser ces femmes.
Face à cette catastrophe maître Sekera Kasereka kivasuvwamo, défenseur des droits humains à Goma, condamne avec un ton ferme ce nième cas de violation des droits humains à l’endroit des femmes et des enfants mais aussi l’inaction des autorités politico-administratives et militaires à l’égard des ces atrocités.

« C’est cruelle de voir la police utilisée des balles réelles pour réprimer une marche pacifique des femmes à béni, utiliser les bombes à gaz lacrymogènes envers les enfants, une police qui insulte nos mamans de cette manière inhumaine, c’est inacceptable, c’est intolérable et inadmissible, il y a manque de professionnalisme de la part de la police. Nos autorités doivent quand même laisser la population manifester pacifiquement pour revendiquer la paix » a rétorqué cet homme en tauge.

Pour lui, il s’agit d’une autre calamité au delà des Adf, la population est entrain d’etre tuée par la police au même titre que l’ennemi sous l’oeil impuissant des autorités qui ont la charge de commander ces agents de l’ordre. Il estime que le rôle du gouvernement est de mettre hors d’état de nuire ces criminels qui opèrent sans être inquiétés.

« Depuis que les massacres ont commencés dans la région de beni, on en parle pas, c’est omerta qui est le complot du silence donne une mauvaise image à nos autorités ainsi qu’aux services de sécurités ceci s’apparente aux crimes d’État, c’est anormal, c’est horrible et c’est la honte des ceux qui gouvernent. Ces récidivistes de cette barbarie doivent répondre de leur actes devant la justice, le maire de la ville qui a la police en sa disposition doit s’impliquer, s’il ne le fait pas, le gouverneur doit s’imposer » a-t-il ajouté.

En s’attaquant aux femmes et enfants qui exigeaient pacifiquement la paix durable à beni, la police nationale congolaise a failli à sa mission, celle de securiser les citoyens congolais ainsi que leurs biens.

Fiston Issemwami