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Goma-insécurité: “Ceux qui tuent, vivent à Goma.”, révélation du Maire de la ville

Goma-insécurité: “Ceux qui tuent, vivent à Goma.”, révélation du Maire de la ville

Depuis que la série des tueries a commencée au mois de février dernier, le maire de Goma n’avais rien dit jusqu’à ce jeudi 06 Mars 2019.

Kense  Muisa a donner pour la première fois sa version des faits publique à la population  depuis que sa ville est théâtre des plusieurs cas d’assassinats par des tueurs sans noms.

A  cette épineuse question de  l’insécurité grandissante dans sa ville, il n’y vas pas par 36 formules pour dénoncer les auteurs :“Les enfants de Goma sont assassinés par les fils et filles de Goma qui coopèrent avec les rebelles.”

Pour le Maire de Goma, comprendre les raisons réelles des tueries dans les quartiers Mugunga, Ndosho et Kyeshero a l’extreme Ouest de la ville, il faut interroger l’histoire,a t-il introduit son speech.

“N’oublions pas que le quartier Mugunga avait accueilli les génocidaires Hutu en 1994 avec armes et munitions sans être désarmés par personne. Ou sont parties ces armes?.”

A cette question restée sans réponse, Kense Muisa  poursuit son argumentaire en indexant nominalement les commerçants qui font du business avec les FDLR et qui par malhonnêteté sont victimes des rendement des comptes dans le quartier Mugunga et Ndosho.

“Certaines femmes qui vendent le makala(la braise) en provenance du parc des Virunga achètent cette braise auprès des rebelles FDLR.Ces femmes s’emparent de l’argent  des FDLR, argent qu’elles ne savent pas rembourser. Il n’y a pas que ces femmes ,plusieurs jeunes de Ndosho et Mugunga sont dans la brousse maintenant même , ils apprennent à manier les armes dans les groupes armés et la pratique c’est à Goma que ca se passe, dans les quartiers où ils ont   la faciliter de cacher les armes.”

Au sujet des Kidnappings a repetition , Kense Muisa s’emporte contre les reseaux de telephonie mobiles. “Si j’avais la possibilité, je fermerais tous ces réseaux qui ne facilitent pas nos enquêteurs en nous renvoyant à leurs bureaux de Kinshasa quant on les demande de filtrer les numéros qu’utilisent les Kidnappeurs.”

A la fin de son Adresse, le maire de la ville a instruit aux chefs des 18 quartiers d’organiser urgemment le recensement des populations qui habitent leurs avenues.
Il a remit a ce titre un registre et un stylo à chaque chef de quartier.

Thierry Kayandi