Descente d’inspection organisée par le mouvement citoyen Lucha RDC-Afrique au port de Goma hier mercredi 13 Mars 2019.

Ce mouvement qui lutte pour le changement affirme avoir découvert des multiples taxes illégales et plusieurs cas de tracasseries  faites par les agents de l’Etat aux petits commerçants qui usent de ce port pour acheminer leurs marchandises vers Bukavu.

“Nous avons dénombré plusieurs taxes imposées aux commerçants usagers du port  qui ne respectent pas les modalités de paiement en rapport avec différents édits votés à l’assemblée provinciale. Après plusieurs recherches, nous avons compris que certaines taxes étatiques gérées par les institutions publiques ont été vendues par les autorités provinciales aux particuliers en abusent et  tracassent la population particulièrement les petits commerçants au port public de Goma .” Nous renseigne l’un des communicateurs de la Lucha.

A titre illustratif, plusieurs cas d’espèces nous ont étés fournis par notre source,nous allons vous donner ici quelques exemples.

Tenez,la  CEFUMA une taxe qui autrefois gérée par la DGRNK était payée à 200 FC  pour chaque sac de 100 kg de marchandise changée,a été vendu à Mr. KANEZA(responsable de l’établissement SILIMU) et est passée de 200 à 3200 FC pour 100 Kg .
La SCAV qui selon les enquêtes de la  Lucha est une taxe sans soubassement et perçue sans même la livraison d’une quittance justificatif continue d’être imputé aux paisibles petits commerçants qui ne savent ou aller se plaindre.

Face à cette imposition des taxes par certains faiseurs des lois, la Lucha RDC-Afrique promet des actions répétitives dans les jours qui viennent si  le climat des affaires n’est pas assaini par les autorités compétentes en toute urgence.

Rappelons qu’au mois de février passé, les barrières érigées au port public de Goma avaient été supprimés par la mairie après manifestations et arrestation de 6 militants de la Lucha, relâchés le lendemain.

A cette époque, le Maire de Goma Muisa Kense avait affirmer que la question des taxes au port de Goma est gérée par des particuliers ce qui soutient d’une manière indirecte la démarche de la Lucha.

Thierry Kayandi