Coupe du Congo : Le grand mépris ! L’absence scandaleuse des décideurs face à la réalité du football local
Pendant que la finale de la Coupe du Président livrait son verdict, les fauteuils réservés au ministre des Sports et au président de la FECOFA sont restés désespérément vides. Un désintérêt criant qui ravive la colère du public et met à nu le mépris des instances pour le football national.
C’était censé être la fête du football national, la grande messe où la passion populaire rencontre le prestige institutionnel. Pourtant, lors de la finale de la Coupe du Congo rebaptisée Coupe du Président, un silence lourd et un vide assourdissant ont gâché le spectacle en tribune d’honneur. Ni le ministre des Sports, Didier Budimbu, ni le président du comité normalisation de la FECOFA, Véron Mosengo Omba, n’ont jugé bon d’honorer de leur présence cet événement majeur du calendrier sportif congolais.
Un rendez-vous manqué de plus qui passe très mal auprès des acteurs du ballon rond.
Un « deux poids, deux mesures » intolérable
Comment expliquer une telle désinvolture ? La question brûle les lèvres de tous les passionnés. Car le constat est aussi amer que récurrent : dès qu’il s’agit de s’afficher aux côtés des Léopards senior, de voyager pour les grands tournois internationaux ou de paraître lors d’événements à fort budget, les autorités sportives répondent toujours présent, tout sourires et devant les caméras.
Mais lorsqu’il s’agit d’épauler les clubs locaux, les jeunes talents et les structures qui rament au quotidien pour maintenir le championnat en vie, l’exécutif sportif brille par son absence. Ce deux poids, deux mesures envoient un signal dévastateur aux dirigeants de clubs, aux joueurs et aux supporters : le football local ne compterait pas.
Pas de sommet sans fondations
Pourtant, la réalité est mathématique : sans un championnat national fort, sans une Coupe du Congo valorisée, il n’y aura pas de réservoir durable pour l’équipe nationale. Le football local constitue la charpente, le cœur battant et la fondation de tous les succès futurs des Léopards. Ignorer la compétition nationale, c’est couper l’arbre à sa racine.
Le football congolais n’a pas seulement besoin de discours d’intention ou de promesses de réformes ; il a besoin d’actes concrets, de présence sur le terrain et d’un respect minimal envers ceux qui font vivre la discipline sur le sol national.
Il est grand temps que les instances dirigeantes, à commencer par le ministère et la FECOFA, prennent leurs responsabilités et accordent à la Coupe du Congo et au football local la considération et la dignité qu’ils méritent. Le public congolais, lui, n’est plus dupe.
Valéry Mukosasenge