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Groupe de presse La République

Agriculture en RDC : Muhindo Nzangi veut des projets qui changent réellement la vie des agriculteurs

Agriculture en RDC : Muhindo Nzangi veut des projets qui changent réellement la vie des agriculteurs

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, veut tourner la page des projets agricoles sans impact mesurable. À Bibwa, au terme de trois jours de travaux consacrés à l’efficacité des interventions dans le secteur, il a appelé à recentrer les financements publics et ceux des partenaires sur les priorités réelles de la République démocratique du Congo.

Pour le ministre, l’heure n’est plus à la multiplication des programmes, mais à leur efficacité sur le terrain. Chaque projet doit désormais répondre à un besoin clairement identifié et produire des résultats concrets au bénéfice des producteurs et de la population.

Cette orientation s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, incarnée par le concept de « revanche du sol sur le sous-sol », qui fait de l’agriculture un levier majeur de transformation économique et de réduction de la dépendance alimentaire du pays.

Produire plus pour nourrir la RDC

Le gouvernement entend donner une nouvelle impulsion aux cultures stratégiques, notamment le maïs, le riz, le haricot et le manioc. Une attention particulière est également accordée aux cultures de rente comme le cacao, le café et le sésame.

Mais pour Muhindo Nzangi, les ambitions agricoles ne doivent pas rester confinées dans les documents de projets. Elles doivent se traduire par une hausse effective de la production, une meilleure disponibilité des denrées alimentaires et une amélioration progressive des conditions de vie des agriculteurs.

Les partenaires appelés à s’aligner sur les priorités nationales

Autre point majeur ressorti des travaux de Bibwa : la nécessité de revoir l’approche des partenariats dans le secteur agricole.

Le ministère entend désormais définir clairement ses priorités avant l’intervention des partenaires, afin d’éviter la dispersion des ressources, les chevauchements et la duplication des projets.

Le message du ministre est sans équivoque : les partenaires doivent accompagner la politique agricole nationale et non définir eux-mêmes les priorités du ministère.

De la semence au marché

La nouvelle approche défendue par Muhindo Nzangi ne se limite pas à la distribution des intrants. Elle vise l’ensemble de la chaîne de valeur agricole : accès aux semences et autres intrants, mécanisation, production, stockage, transformation et commercialisation.

L’objectif est de permettre au producteur congolais d’aller au-delà de la simple production : conserver ses récoltes, les transformer et accéder aux marchés dans de meilleures conditions.

À l’approche de la campagne agricole 2026, les travaux de Bibwa marquent ainsi une volonté de renforcer la coordination et la redevabilité dans le secteur.
Désormais, estime le ministre, la réussite d’un projet agricole ne devrait plus se mesurer au nombre d’activités organisées, mais aux hectares effectivement cultivés, aux récoltes obtenues et à l’amélioration concrète de la vie des producteurs.

Valéry Mukosasenge

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