Goma: la Société civile plurielle dénonce le silence de la communauté internationale face aux massacres à Beni et Ituri et rejette toute révision de la Constitution
La Société civile plurielle a organisé, ce mardi 28 juillet 2026, une marche pacifique dans la ville de Goma afin d’alerter l’opinion nationale et internationale sur la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans les territoires de Beni et de l’Ituri.
Les manifestants sont partis du rond-point Signers pour rejoindre les bureaux de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), où ils ont déposé un mémorandum adressé à la communauté internationale.
Dans ce document, les organisateurs dénoncent ce qu’ils qualifient de « silence de la communauté tant nationale que internationale » face aux massacres répétés des populations civiles dans les régions de Beni et de l’Ituri. Selon eux, ces violences, qui perdurent depuis plusieurs décennies, continuent de faire de nombreuses victimes sans qu’une réponse efficace ne soit apportée pour protéger les populations.
La Société civile plurielle estime que les habitants de ces régions sont « abandonnés à leur triste sort » malgré les multiples alertes lancées par les acteurs locaux et les organisations de défense des droits humains.
Elle appelle la communauté internationale à renforcer ses actions afin de contribuer à une protection plus efficace des civils et à la restauration de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo.
Au-delà de la question sécuritaire, les manifestants ont également exprimé leur opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution. Selon eux, un éventuel changement de la Loi fondamentale pourrait ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir en place.
La Société civile plurielle appelle les autorités à respecter les dispositions constitutionnelles en vigueur et à privilégier les priorités liées à la sécurité, à la paix et au bien-être des populations.
Marasi Bénédicte Zoé