La liste des membres, acteurs et ténors des partis rwandais de l’opposition morts s’allonge mystérieusement . L’agence de presse britannique Reuters a en effet rapporté le décès d’ Anselme Mutuyimana , porte-parole de la principale opposante rwandaise Victoire Ingabire . Rien ne renseigne cependant sur les causes ni  les circonstances du décès de ce jeune homme de 30 ans,mis à part le sang dans sa bouche.

Augustin Tubanambazi l’un des parents de la victime a confié au journal rwansais :lanouvelletribune.info qu’Anselme Mutuyimana ne présentait aucun autre signe extérieur de blessures.
ces événements qui sont réguliers au pays de Paul Kagame viennent apporter de l’eau au moulin des organisations de Défense des droits de l’Homme. Elles estiment que le président Rwandais élimine discrètement ses potentiels rivaux sur l’échiquier politique national.

Plusieurs  personnalités  de l’opposition ont subi le même sort que le jeune Anselme Mutuyimana .

Il y a environ 9 ans que le corps sans vie de André Kagwa Rwisereka a été retrouvé. Il était le vice-président du Parti vert démocratique il était un acteur non moins important du paysage politique rwandais.

En 2014 l’ex-chef des services de renseignements rwandais alors en exil,Patrick Karegeya avait été assassiné  dans sa chambre d’hôtel en Afrique du Sud.

En réaction, Victoire Ingabire accuse déjà la police nationale Rwandaise.
Celle dont le jeune Anselme Mutuyimana portait la voix pointe d’un doigt accusateur le régime de Paul Kagame
à travers ses services de défense et de sécurité.

«Nous voulons que justice soit faites.» a déclaré Victoire Ingabire qui affirme que les témoins ont indiqué avoir vu les forces de l’ordre mettre aux arrêts le disparu.

Rappelons que Victoire Ingabire a passé 8 ans  de sa vie en prison pour
«incitation à l’insurrection et minimisation du génocide”.

En Septembre 2018 le président Paul Kagame avait ordonné la libération anticipée de plus de 2000 détenus, parmi lesquels cette figure de taille de l’opposition, Victoire Ingabire, qui purgeait une peine de 15 ans de prison .

Thierry Kayandi