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Rutshuru : « Tout le monde est victime de l’insécurité : population, police, armée » Justin Mukanya

Réagissant aux manifestations des organisations de la société civile, dénonçant l’insécurité dans le Rutshuru, l’administrateur de territoire Justin Mukanya a animé ce mardi avant midi un point de presse à son bureau. Il a dit notamment que les militaires et policiers meurent tous les jours et que d’autres sont également kidnappés comme les populations civiles. « L’insécurité est un mal qui guette tout le monde à Rutshuru » affirme-t-il.
Bien plus, la plupart des kidnappeurs sont des jeunes gens et surtout des enfants de Rutshuru, renseigne Justin Mukanya.

Et pour lui donc, au lieu de manifester contre l’insécurité « ces jeunes gens devraient nous aider à démobiliser leurs pairs qui ont des armes et qui continuent à kidnapper les jeunes, les femmes et les enfants » indique l’administrateur de Rutshuru, invitant de la sorte ses administrés à converger les efforts dans la même direction pour régler cette question.

Faisant allusion à la revendication des organisations, exigeant sa démission à la tête du territoire de Rutshuru à cause de l’insécurité, Justin Mukanya rappelle qu’il est ici à la disposition de l’administration publique et qu’il va où on l’envoi: « je suis un fonctionnaire de l’Etat et ça fera bientôt 20 ans. S’il plaît à celui qui m’a envoyé à Rutshuru de me permiter je veux y aller…» a-t-il fait savoir.

Pour rappel, les forces vives de la société civile notamment le conseil territorial de la jeunesse et le collectif d’actions de la société civile avaient appelés la population à un sit-in devant le bureau administratif du territoire de Rutshuru.

Ces organisations fustigeaient notamment l’insécurité grandissante sur l’étendue du territoire de Rutshuru et exigeaient de ce fait la démission de l’administrateur et son comité local de sécurité.

Notons enfin qu’une dizaine de manifestants, essentiellement des jeunes, avaient été interpellés par la police qui avait, au même moment étouffée le sit-in par des coups de gaz lacrymogène.

Joseph Tsongo