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RDC : IL ne faut pas suivre les 100 jours du président Félix Tshisekedi (Magloire Paluku)



Un billet de Magloire Paluku

En écoutant les différents  commentaires sur les projets entamés des 100 jours  du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le peuple risque de tomber dans la confusion ! Il y a aussi lieu de voir certaines nouvelles autorités du pays coincés dans les pièges d’une gouvernance de charmes populistes, aux œuvres cosmétiques, rafistolées juste pour plaire. Le président Félix Tshisekedi  a un mandat de cinq ans. Il est devenu Le « Père de la Nation Congolaise » pour une période constitutionnelle que d’aucuns voudront arrêter en si bon chemin et le juger, après des pauvres trois mois et dix jours.

On ne charme pas un peuple, on le dirige !

Considérer les premières actions du règne du président Félix Tshisekedi comme une note de satisfecit est un débat qui ira soit en decrescendo, soit prendra une courbe ascendante, selon  les capacités du gouvernement qui sera nommé. Le programme des 100 jours du président pourrait, ainsi, être dilué dans celui de son premier ministre. Le peuple en parlera à l’imparfait, avec sa courte mémoire, selon les circonstances et les temps.

Le président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est devenu un Papa d’une grande famille, cette communauté Congolaise ,qui contient différentes sociétés humaines, politiques,  économiques, scientifiques, professionnelle et de la société civile. Le Nom commun anthropologique de toutes ces sociétés est « Congolais de la République Démocratique du Congo ». Son épouse légitime n’est plus sa femme Denise Nyakeru mais bien plutôt « La Nation Congolaise ». Il doit ainsi protéger et développer la grande famille Congolaise avec responsabilité et sans chercher à la charmer dans des temps saucissonnés sur son mandat constitutionnel.

Il faut envoyer le peuple au travail:

Certains  Congolais ont un péché mignon de croire que c’est le président de la république qui doit tout faire et eux n’ont que la critique, souvent négativo-négationniste , comme sifflets des arbitrages et marteaux des jugements.
Le chef de l’Etat devrait rendre le Congolais « Esclave  » du travail et des bons résultats ,et non se laisser juger sur les 100 jours qui n’ont pas une valeur juridique ni ethnique sur une gouvernance et une projection d’un programme quinquennal.

La Nation Congolaise comme la Familia, a son « Id est patrimonium » en des richissimes biens de son sol, son sous-sol, et son capital humain que le chef de L’Etat doit, valoriser,  redistribuer et faire surveiller la participation de chaque citoyen à son essor, par ses devoirs et droits. Ceux qui attendent seulement juger le programme des 100 jours ,sont parfois ceux qui ne se libèrent pas de leurs taxes et impôts, mais ont seulement la bouche pour juger. Il faut les éprouver en leur facilitant  toutes les commodités du travail ou de l’entreprenariat pour également les juger.

Remplacer les inachevés des 100 jours par la Solidarité Nationale:

La Nation Congolaise a droit à une bonne réputation et protection afin de résister aux contradictions internes et pièges de l’extérieur. Le règne du président Félix Tshisekedi qui a démarrer avec la répulsion de la coalition Lamuka, doit savoir prévenir un quelconque  soulèvement populaire qui est tant évoqué ces derniers jours.

Les Congolais doivent avoir en commun l’amour de la patrie et avoir le sens d’une personnalité collective incarnée au sommet de L’Etat. C’est aussi au président de la république de savoir se faire respecter et non croire que on peut diriger les Congolais sans bâton ni prison. La RDC n’est pas un pays scandinave. Hélas, c’est un État parfois caractérisé par une inconscience et une ignorance collectives des devoirs !

Les immixtions extérieures arbitraires, la perte de la valorisation des valeurs traditionnelles de l’unité nationale, la multiplicité des concurrences socio-économiques, les rivalités politiques, le partage inégal des richesses communes, la perte du prestige familial, l’égoïsme en outrance, l’exploitation des classes inférieures. ..font que la Solidarité Nationale n’existe plus.

Comme il est difficile que le programme des 100 jours du président Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo se termine dans toute la RDC avec succès, dans le temps, au jour J, à l’heure H et à la minute M ; il faut déjà mettre en place une politique prospective, fondée sur un mariage sincère entre la personne du Chef de l’Etat , la Nation et toutes les sociétés de la communauté Congolaise, afin d’éviter des contrariétés très superflues.

Magloire Paluku