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Probable massacre à Walikale : Le gouvernement provincial appelé à diligenter des enquêtes (Nord-Kivu)

Face à des informations qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état d’un probable massacre qui s’est produit en début du mois d’octobre courant dans les villages de Matungu, Kokwe, Mundjuli, Irameso et Twamakuru dans le groupement Ihana, secteur de wanianga en territoire de Walikale, la jeunesse Bunakima sort de son silence.

Consterné par cette nouvelle, Claude Kamiti, premier vice-président de cette structure des jeunes de Walikale a, dans une interview accordée ce 17 Novembre à larepublique.net, appelé les autorités provinciales à diligenter des enquêtes sérieuses pour éclaircir l’opinion quant à ce, et établir les responsabilités afin que les coupables subissent la rigueur de la Loi.

« C’est avec désolation que la jeunesse bunakima ne cesse d’apprendre les multiples accusations par la voix des ondes qui confirment un probable massacre d’une communauté, en l’occurrence les SHI vivant dans le WALIKALE. Je crois que c’est une façon de cracher sur l’hospitalité fraternelle qui a toujours caractérisé la communauté de WALIKALE. Ça fait des années que nous vivons avec les membres de la communauté SHI dans ce territoire et un tel cas ne s’est jamais produit. Un conflit entre deux groupes armés ne doit pas être attribué aux originaires. Nous demandons aux instances compétentes de diligenter une enquête afin d’éclaircir l’opinion quant à ce et que les coupables répondent de leurs actes devant la justice » a dit Claude Kamiti.

Le premier vice-président de la jeunesse Bunakima invite la population à se désolidariser des tireurs des ficelles et de prôner la cohésion sociale, gage d’une paix durable.

Signalons que ces rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, selon lesquelles plusieurs personnes seraient portées disparues dans le territoire de Walikale, suscitent l’attention des membres de leurs familles, en présumant que les leurs seraient tuées par des personnes à identifier. La communauté SHI se plaint également d’avoir perdu plusieurs de ses membres.

Ces violations des droits humains sont consécutives à celles signalées dans la zone de Pinga depuis la scission du groupe armé Nduma Defense of Congo Rénové (NDC-R) au mois de juillet dernier, ayant entraîné des affrontements armés sanglants entre les ailes de Bwira Chuo et de Shimiray Guidon.

David MAHAMBA