
La situation sécuritaire à Lubero-centre, chef-lieu du territoire de Lubero (Nord-Kivu), est de plus en plus préoccupante. Les forces vives de la commune ont décidé de décréter une série de journées sans activités à partir de ce mercredi 7 janvier pour protester contre cette situation.
Selon un mémorandum adressé au gouverneur militaire du Nord-Kivu mardi 6 janvier, les forces vives dénoncent l’incapacité des autorités civiles et militaires à sécuriser les populations civiles.
« Nous sommes face à une situation d’insécurité généralisée, avec 5 cas d’assassinat enregistrés depuis octobre 2025 dont les présumés auteurs sont des hommes porteurs d’armes. Des militaires FARDC incontrôlés et certains Wazalendu se livrent au meurtre des civils, pillages et extorsion, viol et vol », a déclaré Jackson Vahalwire, président de la société civile noyau de Lubero.
Face à cette situation, les forces vives exigent dans leur mémorandum :
- La prise en charge des dépenses funéraires et des ayants droit des victimes ;
- L’interpellation de l’Administrateur militaire, du Bourgmestre intérimaire de Lubero et de l’ensemble du comité de sécurité pour abandon de leurs responsabilités ;
- L’organisation des audiences foraines pour condamner les auteurs des cas d’insécurité.
Jusqu’à présent, aucune réaction n’a été enregistrée de la part de l’autorité territoriale ni de l’autorité communale. Cette grève est déclenchée alors que le territoire de Lubero fait face à la menace de l’AFC-M23. Ces éléments se positionnent à moins de 20 km du chef-lieu du territoire.
Asaph LITIMIRE
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