
Deux civils ont été tués par des présumés militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à Lubero-centre et Kimbulu, dans le territoire de Lubero, dimanche 4 janvier 2026. Ces entités sont situées au Nord du territoire de Lubero sur la route nationale numéro 2, tronçon Lubero-Butembo (Nord-Kivu).
Selon les sources locales, le premier meurtre a eu lieu à 14h à Bulungula, quartier 30 Juin, à Lubero-centre. La victime est un jeune homme d’une trentaine d’années, tué par balle. Le présumé auteur est un militaire FARDC qui aurait déserté de son unité et se cache dans les collines environnantes.
À Kimbulu, 20 km au nord de Lubero-centre, un ancien joueur de football local a été tué à bout portant à 23h au quartier VURA. Le présumé auteur est un militaire incontrôlé récemment déployé dans la zone.
La population s’est soulevée lundi matin, paralysant les activités socio-économiques et exigeant le départ des militaires basés à Kimbulu. Les manifestants ont bloqué la route nationale, interrompant la circulation entre Kimbulu et Musienene. Le calme est revenu dans l’après-midi après l’intervention des autorités locales.
Gentil Kombi, acteur de la société civile locale, a condamné ces actes de violence et a exigé que les auteurs soient traduits en justice.
« Nous sommes choqués par ces meurtres odieux. Nous demandons aux autorités de prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces exactions et garantir la sécurité des citoyens. Cette attitude fragilise la collaboration avec la population civile, alors que l’ennemi (M23) est à nos portes. Nous exigeons l’arrestation immédiate de ces deux militaires et la tenue d’une chambre foraine dans les plus brefs délais pour leur condamnation exemplaire. Il est temps que les responsables militaires prennent des mesures drastiques pour renforcer la discipline au sein de leurs troupes. », a-t-il déclaré.
Les enquêtes sont en cours pour retrouver les auteurs de ces deux cas de meurtres, ont rassuré les autorités locales.
Rappelons que les agglomérations de Kimbulu, Lubero-centre et Musienene avaient déjà été victimes de pillages, d’exactions et de viols commis par des militaires FARDC en février 2025 lors de l’avancée du M23 vers le Nord du territoire. Les populations locales estiment que ces incidents démontrent une fois de plus l’impunité dont jouissent certains éléments des forces de sécurité.
Asaph LITIMIRE
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