Invité sur le plateau de Bosolo n’a Politik TV ce lundi 05 janvier 2026, le Ministre d’État à l’Agriculture et notable du Nord-Kivu, Muhindo Nzangi Butondo, a livré une analyse froide et historique de la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo. Pour lui, la guerre actuelle n’est qu’un chapitre d’un plan colonial bien plus ancien, où certains Congolais ne servent que de « façades » à une invasion étrangère.
Le mythe de la cible « Félix Tshisekedi » brisé
Face aux critiques qui tentent de justifier l’agression par la gestion de l’actuel chef de l’État, Muhindo Nzangi a opposé une réalité chronologique implacable. Pour le Ministre, personnaliser ce conflit est une erreur stratégique et une manipulation de l’opinion.
« Félix Tshisekedi n’était pas au pouvoir en 1996 lors de l’AFDL, il n’était pas là en 1998 avec le RCD, ni en 2013 avec le M23 version première », a-t-il rappelé avec force. Par cette démonstration, il souligne que les guerres à répétition dans l’Est ne visent pas un régime ou un homme, mais répondent à un agenda permanent d’occupation territoriale et d’exploitation.

L’invasion derrière la rébellion : Le rôle des « Congolais de service »
L’élu du Nord-Kivu a dénoncé avec virulence ce qu’il qualifie d’invasion rwandaise camouflée. Selon lui, le mouvement actuel (M23/AFC) n’est qu’un paravent. Il a fustigé l’utilisation de citoyens congolais par Kigali pour donner une apparence de « revendications internes » à ce qui est, en réalité, une agression extérieure.
« Ces Congolais que vous voyez devant les caméras ne sont que des instruments, ils sont utilisés pour masquer une ambition coloniale », a-t-il martelé. Il décrit une stratégie où l’agresseur recrute localement pour brouiller les pistes internationales, tout en maintenant un régime de terreur sur les civils dans les zones occupées.
L’appel à la conscience nationale
En conclusion, le Ministre d’État a appelé les Congolais à ne pas se tromper de cible. Pour lui, l’heure n’est pas aux distractions politiques mais à l’unité face à une menace existentielle. La guerre de l’Est est une guerre de terre et de ressources qui dépasse les mandats présidentiels.
C’est un message clair : le pays doit faire bloc pour protéger son intégrité territoriale face à ce qu’il définit comme une tentative de balkanisation et d’asservissement par la force.
Par Valéry Mukosasenge
Similaire
En savoir plus sur Groupe de presse La République
Subscribe to get the latest posts sent to your email.