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Connexions entre les ADF et les ONG internationales,une révélation accablante au procès

 

Le mois passé a donné de la sueur froide à près de 200 personnes qui viennent assister au procès  que tient la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu en foraine contre les ADF  à Beni. Des enfants issus des parents ADF de moins de 12 ans gardés dans une résidence à Butembo pour les soustraire des affres de la guerre ont été retournés en brousse. Ce, au moment où se déroulaient les opérations militaires.

Sous le RP 0173/2017 comparaissent Mme Muheha Shinga alias maman Sarah Mwaka et consort. Lors de la confrontation publique, il a été révélé que l’Ong  britannique Save the Children’s avait livré des enfants à la mort tout en se cachant derrière une ong locale dénommée « CEERAO.» dont le directeur général, Alphonse Kalyamba Lukas a été égorgé le lendemain de l’évasion des prisonniers de la prison de Kangbayi/Beni. Vraisemblablement pour effacer les traces de la connexion selon Nicaise kibel’bel Oka directeur responsable du journal les coulisses paraissant à Beni et auteur de l’ouvrage”L’avènement du jihad en Rdcongo. Un terrorisme islamiste mal connu” aux éditions Scribe de Bruxelles en Belgique qui s’est livré à LAREPUBLIQUE.NET

Les audiences ont aussi révélé le rôle ambigu joué par la mission des Nations-Unies au Congo dans les opérations DDRRR. Au demeurant, l’on se demande comment un certain Ismaël Bwanandeke Safari Kitobi alias Winny, colonel et S3 dans le rang des terroristes ADF s’est retrouvé entre les mains de la Monuc avant d’être largué comme une bombe dans le Ruwenzori après avoir passé 2 ans auprès des services secrets ougandais (SMI). Poser cette question aide à ouvrir la boîte de Pandore. Sieur Ismaël Bwanandeke Okapi  est la personne qui a réceptionné les enfants retournés dans le maquis. Des mains de Mme Muheha Shinga alias maman Sarah Mwaka. Ils ont ensuite vécu sous un même toit durant près de trois ans. Mme Muheha alias maman Sarah a travaillé alternant les Ong tantôt avec MSF/France, tantôt avec Save the Childrens, tantôt avec CEERAO enfin avec  le DDRRR/Monusco. Ce qui a surpris le public, c’est le fait que maman Sarah Mwaka travaillait officiellement à la Monusco comme « cleaner », c’est-à-dire balayeuse. Ce qui n’empêchait pas son employeur de l’envoyer dans des formations de renforcement de capacité ou de lui confier des missions de DDRRR. A ce titre, elle a accompagné certains officiers Fardc au front.

Ce qui lui a permis d’infiltrer le cœur des renseignements de notre armée nationale, comme l’a rappelé l’Organe de la loi, qui a fait passer des officiers supérieurs devant la barre afin qu’ils s’en rendent compte. On peut lire entre les lignes le rôle majeur que cette dame aurait joué. Revenant au dossier du retournement des enfants en brousse, les feuilles d’audience ont démontré que l’Ong internationale Save the Childrens qui devrait normalement apporter uniquement la logistique à l’Ong locale CEERAO (centre d’encadrement des enfants rescapés non accompagnés, a planifié l’opération en instrumentalisant Mme Sarah Muheha Mwaka.

Mme Alisson et monsieur Carlos Gomez se sont impliqués directement pour la réussite de ladite opération. Les agents congolais de cette Ong internationale avaient été intimidés et menacés de licenciement s’ils refusaient d’exécuter cette mission. Curieusement, tous ne travaillent plus dans cette ong qui a fermé aussitôt la mission accomplie. Les avocats de la défense ont beau argumenter sur la nécessité de réunifier les enfants avec leurs parents. L’Organe accusateur leur a rétorqué que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être primordial dans les différentes décisions prises à son égard. Ajoutant que le destin des enfants qui se trouvent dans un camp des ADF est de prendre les armes, de tuer ou d’être tués.

On s’étonne que pareils crimes passent inaperçus et que les Congolais ne se lèvent pas comme un seul homme pour demander un inventaire des activités des Ong dont certaines servent de machine de blanchiment de l’argent sale mais surtout que la Cour pénale internationale se penche sur le cas des animateurs de l’Ong britannique Save the Childrens qui, au lieu de sauver les enfants, les a livrés à une mort certaine. En attendant que la Cour se prononce, il y a lieu de mobiliser les énergies pour poursuivre cette Ong. Une question reste cependant : « comment démanteler le réseau du trafic des enfants qui se cache derrière les humanitaires ?» au moment où le contrat qui liait Save the Childrens et CEERAO a disparu tout comme son Directeur général, tué dans des conditions atroces lundi 12 juin 2017 après s’être décidé de retourner à la prison.

Nicaise Kibel’bel Oka