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Groupe de presse La République

Alerte : La presse congolaise mise à la porte à Goma !

Alerte : La presse congolaise mise à la porte à Goma !

Dans un communiqué officiel publié ce 31 janvier 2026, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) dénonce avec vigueur le déguerpissement de son siège provincial du Nord-Kivu et du Centre de Presse de Goma. Une décision qui fragilise davantage la liberté de la presse dans une région déjà sous haute tension.
​Par la Rédaction

​Rien ne va plus pour les professionnels des médias dans le chef-lieu du Nord-Kivu. Le siège de l’UNPC/Nord-Kivu, véritable sanctuaire pour les journalistes locaux, a été vidé de ses occupants. Ce complexe, qui abrite également le Centre de Presse de Goma, est pourtant considéré comme un « patrimoine institutionnel » majeur, ayant été construit avec le soutien financier de la MONUSCO.

​Un accord bafoué

​Selon l’instance d’autorégulation des médias, cette installation reposait sur un accord historique conclu avec la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). En échange de l’occupation du site, l’UNPC fournissait une connexion internet à la RTNC/Goma. Un arrangement « gagnant-gagnant » aujourd’hui volé en éclats, mettant en péril un outil de travail essentiel pour les journalistes opérant dans un contexte sécuritaire extrêmement volatile.

​Appel à l’aide internationale

​Face à ce qu’elle qualifie d’atteinte à son patrimoine, l’UNPC ne compte pas rester silencieuse. Le bureau national, dirigé par Kamanda Wa Kamanda-Muzembe, exprime sa « vive inquiétude » pour la sécurité des journalistes.

​Le communiqué pointe du doigt une dégradation alarmante du climat de travail :

​« L’UNPC prend à témoin la communauté nationale et internationale des pressions, menaces et persécutions dont sont victimes les professionnels des médias opérant dans les zones sous occupation. »

​L’organisation appelle désormais la MONUSCO et les ONG de défense des droits de l’homme à intervenir d’urgence, tant pour protéger les infrastructures que pour garantir l’intégrité physique des journalistes du Nord-Kivu.

Alors que la pression monte, cette affaire soulève une question cruciale : qui a intérêt à réduire au silence la voix des médias à Goma en ce début d’année 2026 ? L’UNPC, de son côté, réaffirme qu’elle ne reculera pas sur son engagement en faveur de la liberté de la presse.

Par Valéry Mukosasenge

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