Groupe de presse La République

Sénat en ébullition : Modeste Bahati Lukwebo claque la porte du Bureau !

C’est un véritable coup de tonnerre qui vient de frapper la chambre haute du Parlement ce mardi 17 mars 2026. Par une lettre officielle adressée au Président du Sénat, l’Honorable Modeste Bahati Lukwebo a annoncé sa démission de ses fonctions de deuxième vice-président du Bureau.

Cette décision, qui intervient dans un climat politique particulièrement délétère marqué par des débats houleux sur la révision constitutionnelle, redistribue les cartes au sein de la majorité de l’Union Sacrée de la Nation.

​Dans sa correspondance, dont une copie a été transmise au Président de la République pour information, l’autorité morale de l’AFDC-A motive son départ par le « climat politique qui règne en ce moment » au sein du Sénat. Soucieux de lever toute équivoque sur ses capacités, Modeste Bahati précise sans détour qu’il ne s’agit nullement d’un aveu d’incompétence. Il souligne s’être acquitté de ses charges avec rigueur et « en temps réel », affirmant que son retrait vise avant tout à laisser la place à d’autres « prétendants » pour poursuivre l’œuvre entamée il y a quelques mois.

​Cette démission n’est pas une surprise totale pour les observateurs avertis. Depuis plusieurs jours, Modeste Bahati Lukwebo était dans le viseur d’une partie de ses pairs. Une pétition, ayant recueilli plus de 80 signatures, circulait pour exiger son départ, suite à ses récentes prises de position jugées ambiguës sur le projet de changement de la Constitution. Bien qu’il ait réaffirmé sa loyauté envers le Chef de l’État dans sa lettre, la rupture semble consommée avec une frange de la majorité qui l’accusait de fragiliser l’unité nationale.

Voici sa lettre

​En quittant le perchoir, celui que l’on surnomme « le stratège » choisit une sortie de crise par le haut, évitant ainsi l’humiliation d’une éviction par le vote d’une motion. Pour le Sénat, ce départ ouvre une période d’incertitude quant au rééquilibrage des forces au sein de son Bureau. Reste à savoir si ce retrait permettra d’apaiser les tensions ou s’il n’est que le prélude à un remaniement plus profond des institutions à l’approche des grands enjeux politiques de l’année.

Valéry Mukosasenge

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