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Groupe de presse La République

RDC : les violations des droits humains en hausse de 36% en juin 2026

La situation des droits humains en République démocratique du Congo s’est dégradée en juin 2026. Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 657 violations et atteintes, faisant au moins 1.187 victimes. Ce chiffre est en hausse de 36% par rapport aux 481 cas documentés en mai.

L’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu concentrent l’essentiel des violences. Dans ces provinces, 574 violations ont été enregistrées, soit 46% de plus qu’en mai.

Les groupes armés sont responsables de 487 cas, soit 74% du total. L’AFC/M23 est pointée du doigt avec 216 violations, devant les Wazalendo (73), les ADF (42) et les Nyatura (26). Des agents de l’Etat, essentiellement des FARDC et des policiers, sont impliqués dans 84 cas.

Au Nord-Kivu, les ADF ont tué au moins 18 civils dans la nuit du 2 au 3 juin à Mbau, dont des femmes et des enfants. Neuf autres personnes ont été blessées et des habitations incendiées.

Femmes, enfants et espace civique visés

Le BCNUDH a aussi documenté 46 cas de violences sexuelles ayant fait 73 victimes, dont 56 femmes et 15 filles. Le Nord-Kivu représente 73% de ces victimes. Viols collectifs, enlèvements et exécutions sommaires ont été signalés.

Hors zones de conflit, l’espace civique se rétrécit. 17 violations ont été relevées à Kinshasa, au Nord et au Sud-Kivu, contre 6 en mai. Le 12 juin à Kinshasa, la dispersion d’un rassemblement de l’opposition a fait 1 mort et 38 blessés.

Ebola et justice

L’épidémie d’Ebola pèse aussi sur les droits. Les restrictions ont limité les rassemblements et l’accès aux soins. 15 attaques contre les équipes de riposte ont été recensées.

Côté justice, 12 poursuites ont été engagées contre 11 militaires des FARDC et un Wazalendo. Cinq personnes ont été condamnées à mort. 102 victimes et témoins ont bénéficié d’une protection judiciaire. Pour le BCNUDH, l’urgence est de renforcer la protection des civils, l’accès aux soins et l’assistance aux victimes dans l’Est du pays.

Marasi Bénédicte Zoé

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