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Beni:L’OMS estime qu’Ebola ne constitue pas une  urgence de portée internationale.


Le comité d’urgence pour le règlement sanitaire international, convoqué par le Directeur Général de l’organisation mondiale de la santé (OMS),Dr Tedros Adhanom,s’est réuni ce mercredi 17 octobre 2018 à Beni,nouvel épicentre d’Ebola.L’objectif était de déterminer si l’épidémie d’Ebola actuelle constitue une urgence de santé publique de santé publique de portée internationale .

Au terme de délibérations ,le comité a conclu à l’unanimité que l’épidémie ne constitue pas,a ce stade ,une urgence de santé publique de portée internationale. Le niveau de risque de propagation au niveau international est maintenu à faible mais très élevé au niveau national et régional. Le comité est conscient que l’épidémie d’Ebola se déroule dans un contexte complexe qui présente d’importants défis notamment:
1.l’épidémie a lieu dans une zone de conflit active avec des crises humanitaires prolongées ;
2.la méfiance de la communauté causée par diverses raisons ,dont la situation sécuritaire, et des personnes qui évitent le suivi ou se rendent tard au centre de santé;
3.l’identification de nouveaux cas sans lien épidémiologique connu est une grande préoccupation qui nécessite une cartographie épidémiologique plus détaillée ;
4.les efforts de vaccination en ceinture ont permis d’atteindre le taux de couverture élevé parmi les populations éligibles (près de 90%) mais cette méthode repose entièrement sur un suivi efficace des contacts.

Cependant, le comité, le comité a noté plusieurs avancées positives à savoir :
.Le comité a félicité le gouvernement congolais RD congolais ,l’OMS et tous les partenaires de la réponse pour les progrès réalisés dans des circonstances difficiles ;
– Tous les piliers de la riposte fonctionnent à grande échelle et sont ajustés en temps réel ;
– Les activités de surveillance sont louable mais doivent être intensifiées
.La Monusco fournit un appui logistique et sécuritaire à la réponse ;
– Les vaccins et traitements thérapeutiques et expérimentaux sont utilisés à grande échelle pour la première fois ;
– Le contrôle des voyageurs aux points d’entrée est réalisé à très grande échelle ;
– Les activités de préparation des pays voisins sont en cours, bien que celles-ci nécessitent un important appui financier supplémentaire.

Fabrice Ngima