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Groupe de presse La République

Goma : Flambée des prix de la viande et pénurie de poulets, le coût de la vie s’alourdit

Goma : Flambée des prix de la viande et pénurie de poulets, le coût de la vie s’alourdit

Les habitants de Goma (Nord-Kivu) subissent une nouvelle pression sur leur pouvoir d’achat. Depuis deux semaines, les prix de la viande de bœuf et de chèvre ont connu une hausse sensible, tandis que les poulets de chair se font de plus en plus rares sur les marchés de la ville. Une situation qui alourdit le quotidien de nombreuses familles déjà éprouvées par le contexte économique.

Au marché Virunga comme au marché Ki30, le constat est le même. Le kilogramme de viande de bœuf, vendu à 13 000 francs congolais il y a encore quelques semaines, s’affiche désormais entre 15 000 et 18 000 FC, selon les points de vente. La viande de chèvre suit la même courbe : elle est passée de 14 000 à 16 000 FC le kilogramme. Le poulet de chair est, lui, frappé par la rareté. L’offre a considérablement diminué. L’unité, qui coûtait 14 000 FC, se négocie aujourd’hui entre 16 000 et 20 000 FC.

Pour les ménagères, les conséquences sont directes. Plusieurs d’entre elles disent revoir à la baisse la quantité de viande achetée ou se rabattre sur des alternatives moins coûteuses afin d’équilibrer tant bien que mal les repas familiaux. « Aujourd’hui, acheter un kilogramme de viande devient un véritable luxe. Avec les mêmes revenus, il est difficile de nourrir correctement toute la famille », confie une vendeuse rencontrée au marché Virunga.

Du côté des commerçants, le tableau est tout aussi sombre. Ils expliquent que la hausse ne leur profite pas. L’augmentation des prix de vente répond, selon eux, à la cherté du bétail à l’achat.

« Nous ne gagnons pas davantage malgré cette hausse. Le bétail coûte plus cher à l’achat et nous sommes obligés d’ajuster nos prix. Beaucoup de clients repartent sans acheter ou demandent de très petites quantités », explique un vendeur du marché Ki30.

Pour s’adapter, certains étalagistes proposent désormais des portions plus petites, afin de permettre aux clients d’acheter selon leurs moyens. Il y a quelques mois, sous l’administration de l’AFC-M23, le maire de Goma avait fixé le prix du kilogramme de viande de bœuf à 11 500 FC, soit environ 5 dollars américains, et celui de la viande de chèvre à 14 000 FC, environ 6 dollars américains. Aujourd’hui, les prix pratiqués sur plusieurs marchés dépassent largement ces plafonds. Cette dérive illustre les difficultés d’approvisionnement et les tensions persistantes sur le marché local.

Face à cette situation, plusieurs ménagères lancent un appel aux autorités compétentes. Elles réclament des mesures pour stabiliser les prix des denrées alimentaires, en particulier ceux des produits carnés, devenus essentiels mais de moins en moins accessibles. Si la tendance se poursuit, la précarité alimentaire des ménages gomatraciens risque de s’accentuer, en l’absence de réponses durables aux problèmes d’approvisionnement et à la hausse généralisée du coût de la vie.

Par Marasi Bénédicte Zoé

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