À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a ouvert ce 30 avril 2026 à Kinshasa un forum crucial. Sous l’impulsion de son président, Kamanda wa Kamanda Muzembe, les professionnels des médias s’interrogent sur leur responsabilité sociale en pleine crise sécuritaire.
Par la Rédaction
« Façonner un avenir de paix ». Le thème de cette année n’est pas un simple slogan pour Kamanda wa Kamanda Muzembe, président de l’UNPC. Lors de son discours d’ouverture ce jeudi à l’Immeuble Moanda, il a rappelé avec fermeté que le journaliste congolais ne peut rester un « simple relais d’informations » face aux défis majeurs qui secouent l’est de la République Démocratique du Congo.
Un journalisme de construction, non de division
Devant un parterre de personnalités, incluant le Ministre de la Communication et la représentante de l’UNESCO, le président de l’instance d’autorégulation a insisté sur la dualité de la mission journalistique : informer sans désinformer, et questionner sans fragiliser le tissu social.
« Nous ne pouvons pas revendiquer des droits sans assumer nos devoirs », a martelé M. Kamanda, appelant la profession à une véritable « introspection collective ».
Trois axes pour transformer la profession
Ce forum ne se veut pas seulement théorique. Les travaux, qui bénéficient du soutien du gouvernement et de l’UNESCO, s’articulent autour de trois piliers stratégiques visant à renforcer la résilience de la presse congolaise :
La responsabilité en temps de crise : La définition d’un acte d’engagement pour un journalisme responsable.
Le soutien économique : L’élaboration d’un plan de relance pour une presse souvent précarisée.
La sécurité des acteurs : La mise en place d’un mécanisme national de protection des journalistes.
Un appel à la crédibilité
Pour l’UNPC, l’enjeu est historique. En clôturant son allocution, Kamanda wa Kamanda Muzembe a appelé ses confrères et consœurs à produire des conclusions « applicables et crédibles ». Le message est clair : dans un pays en quête de stabilité, la plume et le micro doivent être des outils de cohésion, sous peine d’être jugés par l’histoire comme des vecteurs de division.
Le forum se poursuit avec l’ambition de poser les bases d’une presse plus éthique, professionnelle et, surtout, résolument engagée pour la paix en RDC.
Valéry Mukosasenge