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RDC: Le gouvernement congolais s’engage à améliorer les conditions de vie des enseignants avant la rentrée scolaire 2021-2022.

Cet engagement a été formulé ce vendredi 2 juillet au cours du conseil des ministres tenu par vidéo conférence.

Selon le compte rendu de ce conseil, l’amélioration des conditions de vie des enseignants permettra de rendre effective la gratuité de l’enseignement primaire, une des priorités de l’actuel gouvernement. Pour y arriver, le ministre de l’EPST Tony Mwaba a présenté certains besoins prioritaires dans son secteur. Il s’agit notamment de la mise à la retraite des enseignants dont l’âge varie entre 65 ans et 105 ans et la prise en charge des enseignants nouvelles unités.

Au même moment, Tony Mwaba a souhaité que soit payée la prime de brousse aux enseignants des territoires non bénéficiaires des indemnités de transport et de logement. Le ministre de l’EPST a proposé aussi au gouvernement de payer le deuxième palier de la mise en œuvre de la gratuité consistant en l’ajout de 100 mille francs congolais à chaque enseignant. Il a enfin proposé à l’État de prendre en charge des écoles d’application et des écoles spéciales à travers le paiement de leurs enseignants et le paiement des frais de fonctionnement.

Face à ces besoins prioritaires, le conseil des ministres a décidé d’organiser dans les prochains jours une réunion d’harmonisation sur les questions budgétaires autour du Premier ministre avec les Ministres sectoriels concernés.  Cette réunion aura pour objectif notamment de discuter autour de la prise en charge des autres paliers de la gratuité de l’enseignement primaire.

Signalons que la gratuité de l’enseignement primaire a été décrétée  depuis 2019  dans les écoles étatiques en République démocratique du Congo. Elle a permis selon le gouvernement congolais de récupérer plusieurs enfants qui avaient abandonné le chemin de l’école pour manque des frais scolaires. Sa mise en œuvre connaît malheureusement quelques difficultés notamment la non prise en charge des enseignants nouvelles unités et le surpeuplement des classes.

Robert TSONGO depuis Kinshasa.