Les agents du service public du bureau de l’Administrateur militaire du territoire de Lubero sont en grève depuis le 2 janvier 2026 pour protester contre leur situation sociale qu’ils qualifient de « catastrophique ». Ils ont adressé 3 lettres à leurs supérieurs hiérarchiques, dont 2 à l’administrateur du territoire et 1 au gouverneur de province, pour demander des clarifications sur leur traitement.
Ils dénoncent un abandon total des autorités et réclament des conditions de vie et de travail décentes, une rémunération juste et des avantages sociaux.
« Cette situation date de 2006 quand le territoire a changé de statut d’une entité décentralisée à une entité dite déconcentrée. Dès lors, le traitement des agents de la territoriale ou de l’intérieur est catastrophique. Quand on essaie de demander la question à nos supérieurs, ils disent que l’entité est déconcentrée. », a expliqué Kakule Kiti Evariste, secrétaire administratif du territoire et l’un des grévistes.
Quid de la loi ?
Pourtant le législateur n’est pas resté muet sur la question des entités déconcentrées. Pour Kakule Evariste Kiti, « la loi organique numéro 08/016 du 7 octobre 2008 stipule que les entités déconcentrées à l’instar des territoires dépendent du budget de l’État.«
À partir des correspondances envoyées, les grévistes veulent savoir si cette loi est toujours en application.
« Des entités comme les territoires ne peuvent pas fonctionner sans appui du Gouverneur. Le contraire serait de les supprimer pour éviter de créer le conflit entre leurs dirigeants et des agents attachés à leurs bureaux », s’exclame Kiti Evariste.
Le territoire de Lubero est pour le moment dans une situation exceptionnelle de l’état de siège. Les grévistes veulent avoir des éclaircis sur leur prise en charge conformément à la loi. Ils dénoncent un management non payant de la part de l’actuel dirigeant qui ne leur favorise pas de nouer les deux bouts du mois.
L’Administrateur militaire du territoire de Lubero, qui a reçu les 2 lettres, accuse bonne réception et promet une réponse dans les heures qui suivent. Il condamne toutefois le partage de ces documents sur les réseaux sociaux, estimant qu’ils devaient rester dans le cadre administratif.
Asaph LITIMIRE
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