Goma : Validation nationale de l’Agenda des jeunes pour la paix et la cohabitation pacifique dans la région des Grands Lacs
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Kizazi Cha Amani » : Génération Paix pour les Grands Lacs, un Agenda National consolidé des jeunes a été validé. Ce document se présente comme un répertoire des priorités, des actions à mener et des recommandations formulées par les jeunes eux-mêmes pour faciliter le retour de la paix dans la région des Grands Lacs.
A l’issue des travaux, l’une des organisatrices est revenue sur la valeur ajoutée de cet atelier.
« L’innovation de ce projet est qu’il est fait par les jeunes, pour les jeunes et avec les jeunes. Ma recommandation à mes congénères est que nous devons quitter la phase de victimisation, où nous subissons les effets des programmes conçus sans nous par les ONG, pour proposer nous-mêmes des idées aux partenaires », a déclaré Mme Laetitia Mutingwa, du CAJED, membre du consortium « Kizazi Cha Amani : Génération Paix pour les Grands Lacs ».

La représentante du CAJED a précisé que les travaux de ce 1er septembre se sont appuyés sur une enquête de Recherche-Action Participative (RAP) menée dans deux pays.
Concernant la zone d’intervention du projet, sont concernés les jeunes âgés de 18 à 35 ans vivant dans les villes de Goma et Bukavu, les territoires de Nyiragongo au Nord-Kivu et de Fizi au Sud-Kivu, ainsi que ceux du district de Rubavu au Rwanda, tous membres d’organisations de jeunes formelles et informelles.
Cette validation nationale permettra de renforcer l’appropriation collective du document et de préparer les prochaines étapes : sa diffusion et son plaidoyer au niveau national, ainsi que l’élaboration de l’agenda régional des jeunes.
« La validation de cet Agenda touche aux aspirations de la jeunesse. J’aimerais que cette validation ne reste pas théorique. Ce document, qui sera présenté aux décideurs, doit être suivi d’actions concrètes, comme l’autonomisation économique des jeunes ou l’implication des jeunes dans la gouvernance… », recommande Saleh Mukoko, participant et étudiant à l’Université alternative de Pole Institute.
Les travaux se sont tenus simultanément à Goma et à Bukavu, sous forme d’atelier par visioconférence, dans le cadre du projet « Kizazi Cha Amani », mis en œuvre par Pole Institute avec le financement de l’ONG Alerte Internationale.
Thierry KAYANDI