RDC : Les Députés nationaux du Nord-Kivu dénoncent une « haute trahison » de Joseph Kabila après l’annonce du FRN à Goma
Les Députés nationaux du Nord-Kivu condamnent avec la toute dernière énergie la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) du Président honoraire Joseph Kabila Kabange et son allié, Paul Kagame du Rwanda. Réunis ce samedi 17 octobre 2026 au Palais du Peuple à Kinshasa pour se pencher sur les enjeux de l’heure, principalement la situation sécuritaire, ces élus ont haussé le ton quelques jours après la sortie officielle de cette coalition à Goma.
Ils estiment que cette coalition politico-militaire est créée pour « continuer l’agression, l’occupation d’une partie de notre pays et faire souffrir la population ».
Les parlementaires nord-kivuciens à la chambre basse constatent avec indignation que ce dernier a « foulé au pied tout le processus de paix en cours, ayant décidé de dévoiler aux yeux du monde entier son vrai rôle dans l’agression du pays ».
Ils réitèrent leur soutien au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, au Gouvernement et à « son approche diplomatique pour finir la guerre ». Ils considèrent que l’acte posé par Joseph Kabila « constitue une haute trahison pour un pays qu’il a pourtant dirigé pendant 18 ans ».
En une seule voix, ils appellent la population à « la vigilance » et encouragent à « poursuivre la résistance dans l’unité des peuples contre les ennemis de la République qui font la guerre par procuration ». Ils saluent également « la convocation du dialogue par le Chef de l’État dont la finalité est de cristalliser les aspirations profondes et légitimes de toutes les couches de la population congolaise ».
Par ailleurs, ils invitent le Gouvernement de la République à « user de tous les moyens afin de renforcer la capacité d’action des Forces de défense et de sécurité du pays ainsi que les Volontaires de défense de la patrie ».
Au Conseil de sécurité de l’ONU, les élus appellent à « la mise en application de la résolution 2773 et à renforcer les sanctions financières contre les animateurs du mouvement, visibles ou cachés ».
Asaph LITIMIRE