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RDC : Bahati Lukwebo brise le silence et dénonce une « cabale politique » sur fond de dossier Bralima

L’arène politique congolaise est en ébullition après la sortie médiatique fracassante de l’Honorable Professeur Modeste Bahati Lukwebo ce mercredi 4 mars 2026 à Kinshasa. Le 2ème Vice-Président du Sénat et autorité morale de l’AFDC-A a choisi la voie de la presse pour répondre frontalement à ce qu’il qualifie de « cabale montée de toutes pièces » par la société Bralima, le cabinet Liedekerke et certaines officines obscures.

Au cœur du litige : un rapport du Directeur Général de la Bralima Kinshasa adressé à la Présidence, l’accusant d’être actionnaire dans la structure ayant racheté la succursale de Bralima Bukavu auprès du géant néerlandais Heineken. Réfutant avec véhémence ces allégations qu’il juge fausses et infondées, Bahati Lukwebo a annoncé avoir saisi la justice pour restaurer son honneur.

Il pointe du doigt le paradoxe cruel d’une telle accusation alors qu’il se déclare lui-même victime directe de l’agression rwandaise à l’Est, où ses biens résidences, hôtels et usines sont systématiquement pillés ou occupés par les rebelles de l’AFC/M23.

​Loin de se limiter à une défense personnelle, le sénateur a profité de cette tribune pour dénoncer le climat délétère qui règne dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa, fustigeant les « flatteurs et courtisans » qui tentent de le diaboliser auprès du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, à qui il réaffirme une loyauté sans faille.

Sur le plan sécuritaire, l’élu des élus a lancé un avertissement sévère concernant la situation au Nord et au Sud-Kivu. Tout en saluant la diplomatie agissante du Président de la République et les initiatives de paix comme l’Accord de Washington, il a alerté l’opinion sur les pièges d’un cessez-le-feu qui gèlerait les positions actuelles. Pour Bahati Lukwebo, maintenir le statu quo alors qu’une partie du territoire est administrée par l’AFC/M23 reviendrait à accepter tacitement la balkanisation du pays.

En appelant à une application stricte de la Résolution 2773 du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant le retrait des troupes rwandaises, l’architecte du pouvoir actuel a conclu par une mise en garde cinglante envers ceux qui font de la délation leur fonds de commerce, les invitant à ne pas oublier les leçons du passé récent sous peine de s’exposer à un retour de manivelle.

Valéry Mukosasenge

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