Le président du Sénat congolais, Modeste Bahati Lukwebo, s’est récemment exprimé sur le débat autour de la révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa le 04 Mars 2027,le chef de la chambre haute du Parlement a estimé que les difficultés du pays ne proviennent pas de la loi fondamentale, mais plutôt du comportement de certains dirigeants.
Selon lui, la Constitution actuellement en vigueur n’est pas trop ancienne pour être remise en cause. Il a rappelé que le véritable défi reste son respect et sa bonne application par les responsables politiques et les institutions de l’État.
« Le pays n’a pas un problème de textes, le pays a un problème d’hommes », a déclaré le président du Sénat et autorité morale du parti politique AFDC-A,soulignant que changer la Constitution ne résoudra pas les problèmes de gouvernance si les dirigeants ne respectent pas les règles établies.
Pour Modeste Bahati Lukwebo, la priorité devrait être de renforcer la culture démocratique et le respect des lois existantes. Il a également ironisé sur ceux qui considèrent la Constitution comme dépassée, affirmant que si des personnes âgées de 50 ou 60 ans peuvent manquer de maturité politique, il est difficile de considérer une Constitution d’à peine une vingtaine d’années comme vieille.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat sur une éventuelle réforme de la Constitution continue d’animer la classe politique en République démocratique du Congo. Certains acteurs estiment qu’une révision est nécessaire pour améliorer le fonctionnement des institutions, tandis que d’autres, comme le président du Sénat, plaident plutôt pour le respect strict du texte actuel.
Ainsi, pour Modeste Bahati Lukwebo, la stabilité institutionnelle et la bonne gouvernance passent avant tout par l’application rigoureuse des lois déjà établies.
Marasi Bénédicte Zoé
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