Initialement prévues au Palais du Peuple, les cérémonies de deuil en hommage aux victimes de la guerre à l’Est se tiendront finalement ce mardi 27 janvier à l’Académie des Beaux-Arts.
Un rendez-vous pour la mémoire et le plaidoyer.
Un an jour pour jour après les événements tragiques du 27 janvier 2025, marquant la prise de la ville de Goma, l’émotion reste vive au sein de la communauté des déplacés vivant dans la capitale. Le Collectif des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme (DDH) déplacés de guerre a lancé un appel solennel à la mobilisation pour honorer la mémoire des disparus.
Un changement de lieu stratégique
Dans un communiqué officiel publié ce lundi, l’organisation a annoncé une délocalisation de dernière minute. Alors que le rassemblement devait initialement se tenir sur l’esplanade du Palais du Peuple, c’est finalement la pelouse de l’Académie des Beaux-Arts, dans la commune de la Gombe, qui accueillera l’événement.
Les organisateurs précisent que le site, situé non loin de la Maison Schengen et de la Cathédrale Notre-Dame du Congo, sera le point de ralliement dès 14h00.
Deuil, hommage et plaidoyer
Cette journée, qualifiée d’« anniversaire douloureux », ne se veut pas seulement un moment de recueillement. Selon Placide Nzilamba (Secrétaire Technique SOCIV-NK) et Innocent Rugero (PCA/CVAR-RDC), signataires de l’invitation, l’objectif est double :
Rendre hommage aux victimes tombées durant les affrontements à l’Est de la République Démocratique du Congo.
S’unir pour la paix, en transformant la douleur en actions de plaidoyer concrètes pour exiger la fin des hostilités et le retour de la sécurité dans la région du Nord-Kivu.
Appel à la solidarité nationale
Le collectif invite non seulement les déplacés de guerre installés à Kinshasa, mais aussi tous les « hommes et femmes de bonne volonté » à se joindre à cette cérémonie. Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, cet événement souligne la résilience de la société civile qui refuse l’oubli et continue de porter la voix de ceux qui ont tout perdu.
Par Valéry Mukosasenge
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