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UNIGOM : Entre Mythe de la Paralysie et Réalité Institutionnelle, l’Heure de la Clarification

Face aux rumeurs persistantes tentant de dépeindre une institution en crise de leadership, une mise au point rigoureuse s’impose. L’Université de Goma (UNIGOM) n’est pas à l’arrêt, et ses mécanismes de continuité administrative tournent à plein régime. Rétablir les faits n’est plus seulement une nécessité, c’est une exigence de vérité pour la stabilité du secteur académique au Nord-Kivu.

​Le Recteur aux commandes : La fin des équivoques

​Contrairement aux bruits de couloir, le Recteur de l’UNIGOM est bel et bien présent dans la ville de Goma, où il exerce l’intégralité de ses prérogatives. Si le Professeur Mughanda est actuellement en déplacement, il serait intellectuellement malhonnête de lier le destin de l’université à la présence physique permanente d’un seul homme.

​« Si le Recteur n’était pas là, l’Université de Goma ne fonctionnerait tout simplement pas », rappellent des sources proches du rectorat.

​Vouloir faire croire qu’une absence momentanée équivaut à une paralysie institutionnelle relève d’une lecture biaisée du droit administratif. Les institutions universitaires sont bâties sur des structures de relais et non sur des cultes de la personnalité.

​Une mobilité généralisée : Pourquoi cibler l’UNIGOM ?

​L’instrumentalisation du déplacement du Professeur Mughanda soulève une question de cohérence. Si son absence pose question, pourquoi ne pas s’interroger sur celle d’autres figures de proue du paysage éducatif régional ?

​La liste des responsables actuellement en déplacement ou assurant leurs fonctions à distance est longue :
​Le Recteur de l’UOB ;
​La Directrice générale de l’ISC-Goma ;
​Le Secrétaire académique de l’ISTM-Goma ;
​Le SGAC, le SGAD de l’UNIGOM, ainsi que l’Administrateur du Budget de l’ISTA.

​À cela s’ajoute une pléiade d’enseignants ayant quitté Bukavu ou Goma, mais qui continuent de dispenser leurs savoirs par les outils numériques. Le Professeur Mughanda n’est donc ni un cas isolé, ni une exception.

L’imposture des rapports de « viabilité »

L’article pointe également du doigt les dérives de certains « contrôles de viabilité ». Ces exercices, qui ne sont ni des audits certifiés ni des redditions de comptes en bonne et due forme, semblent parfois obéir à des agendas obscurs.

​Le paradoxe est frappant : une certaine logique voudrait suggérer que les établissements affichant des avancées visibles (infrastructures, réformes) seraient le théâtre de malversations, tandis que d’autres, incapables de garantir l’hygiène de base comme des toilettes malgré leurs budgets, seraient exempts de reproches.

​Vers une gouvernance assainie

​Cette distorsion de jugement ne sert ni la vérité, ni l’assainissement de la gouvernance universitaire. Au contraire, elle menace la stabilité d’un secteur déjà éprouvé par le contexte sécuritaire. L’heure doit être à la construction et au respect des textes, loin des polémiques stériles qui ne visent qu’à déstabiliser l’excellence académique à Goma.

Rédaction


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