Les deux délégués du mouvement rebelles du 23 Mars n’ont pas mandat d’aller discuter du projet d’accord proposé par la médiation. Précision de Bertrand Bisimwa coordinateur adjoint de l’AFC/M23 lors d’un point de presse tenu à Goma ce vendredi 22 Août 2025.
Annonçant officiellement la présence d’une délégation très réduite de « deux personnes » seulement à Doha au Qatar pour avoir en face le gouvernement Congolais. La mission de ses camarades à Doha se limite en deux sujet carrés qui sont : « Les discussions sur les mécanismes de cessez-le-feu et la libération des plus de 700 prisonniers membres de la révolution détenu par Kinshasa. Point final ».
Le coordinateur du volet politique de l’AFC/M23 a insisté sur la volonté de concrétiser le cessez-le-feu sur le terrain par les deux belligérants tout en chargeant Kinshasa de jouer à la montre pour espérer l’épuisement du M23.
« Kinshasa pense à tord que le fait que nous insistons sur la zone tempo et le cessez-le-feu, ceci voudrait dire que nous sommes devenus faibles sur le champ de bataille. Qu’ils osent encore de nous provoquer et ils verront notre puissance de feu. »
Il a joute que l’option militaire semble être la plus privilégiée par Kinshasa car certains généraux des FARDC font de cette guerre un business à des millions de dollars sur le dos de la république.
« imaginez, une arme de marque Kalachinikov qui coûte entre 100 et 200 $ américain, le ministère de la défense de la RDC achète ça à plus de 19. 000 la pièce. » S’indigne Bisimwa.
A la question des causes profondes du conflit qui constituent une exigence pour que l’AFC/M23 puisse fléchir, le coordinateur adjoint du M23 parle de la mauvaise gouvernance comme la plus grande cause majeure justifiant la révolution.
Thierry KAYANDI