Groupe de presse La République

Goma: Les 35 corps enterrés à Kibati ne sont pas les seuls morts des bombes du M23/RDF( Patrick Muyaya)

Au matin du sombre mercredi 15 mai à la morgue de l’hôpital général de référence de Goma,le nombre des familles des victimes était plus élevé que celles de 35 corps exposés au stade de l’Unité dans l’après-midi. Ce paradoxe que personne n’osait exprimer de vive voix avait créé une confusion tacite qui ressemblait à une spéculation nécessitant un éclaircissement officiel.

Ce qui arriva tard dans la soirée face aux questions des journalistes.Répondant à des spéculations qui avancent un chiffre d’une quarantaine des victimes et d’autres qui allaient même jusqu’à parler de 50 morts par les bombes du M23/RDF à Mugunga,le ministre de la communication et porte parole du gouvernement Patrick Muyaya a donné une réponse satisfaisante. Sa réaction a apporté une lumière utile non seulement pour la presse qui l’assiste ou pour toutes les familles des victimes mais également utile pour la communauté locale en ces termes:«Outre les 35 corps des personnes tuées lors du bombardement des camps des déplacés enterrés aujourd’hui, d’autres 6 personnes avaient été fauchées dans la poussière par les bombes, leurs corps n’avaient pas été retrouvées ».Nuance ajoutée lors de son point de presse tenu la nuit de ce mercredi 14 mai à Goma.

Les chiffres ont trop parlé depuis le jour du drame.Juste après l’incident,le premier bilan parlait de 14 morts et une vingtaine des blessés graves.Ce bilan passera à une trentaine des blessés graves, chiffres corroborés par le CICR qui dénonçait d’ailleurs par ce même communiqué l’utilisation de son logo par des fausseurs qui avaient collé à l’organisation un bilan à chaud de 40 morts.

A l’heure actuelle, l’ajout de Muyaya rejoint cette rumeur répandue d’une source anonyme en confirmant un bilan définitif de 35 corps exposés plus 6 corps non retrouvés pour faire un total de 41 familles qui ont perdu les leurs.De part et d’autre, les 14 morts officiels se sont augmentés au fur et à mesure que la trentaine des cas graves succombaient à leurs blessures dans différents hôpitaux de la place.

Thierry Kayandi