Groupe de presse La République

Sud-Kivu : Grève des conducteurs taxis, la population de Bukavu en paye le prix fort

Le 7 avril 2024, les conducteurs des transports en commun de la ville de Bukavu au Sud-Kivu ont décidé de suspendre leurs activités pour protester contre les tracasseries routières incessantes. Cette décision sera appliquée ce Mardi 09 avril 2024 rendant ainsi la ville de Bukavu sans taxis,bus ou motos.

Les conducteurs accusent les agents de la Police de circulation routière (PCR) de les rançonner régulièrement. Ils exigent des pots-de-vin pour des infractions mineures, arrachent les plaques d’immatriculation, dégonflent les pneus et saisissent des documents de bord des véhicules. Ils dénoncent aussi la surpopulation des agents qualifiés au niveau du Rond-point place de l’indépendance où l’on voit plus qu’une vingtaine d’éléments de la Police de circulation routière (PCR).

Face à l’inaction des autorités, les conducteurs ont décidé de se faire entendre en suspendant le transport en commun. Cette décision a des conséquences graves pour la population.

Les taxis et bus étant les moyens de transport les plus sollicités,les élèves et les étudiants et fonctionnaires ont du mal à se rendre à l’école et université.Les travailleurs quant à eux ont du mal à se rendre à leur lieu de travail.

Des étudiants rencontrés ce matin dans les rues de la capitale de la province du Sud kivu appellent les autorités à prendre des mesures pour mettre fin aux tracasseries routières et à trouver une solution à la grève des taxis.

La population attend des actions concrètes de la part des autorités pour mettre fin à cette crise qui affecte durement la vie quotidienne.

En attendant, la population continue de payer le prix fort de la tracasserie routière et de la grève des taxis. Pour une course allant au-delà du rond-point place de l’indépendance les passagers sont obligés de payer doublement voir même triplement le prix normal pour permettre aux conducteurs de laisser des billets entre les mains d’autant de PCR . Certains motocyclistes sont brutalisés par leurs pairs pour n’avoir pas respecté cette décision.

Marasi Bénédicte Zoé